Origines et principes du Bitcoin

Veuillez noter que ces explications ont été simplifiées au maximum, afin de les vulgariser et de les rendre compréhensible au plus grand nombre. Des raccourcis et des simplifications ont donc été fait, et certaines petites inexactitudes ont été écrites, dans le but de rendre les grands principes plus facile à comprendre.

A la fin de l’année 2008, en réaction à la crise financière, un certain Satoshi Nakamoto, anonyme, publie une idée sur un forum : créer une monnaie décentralisée, dont personne n’aurait le contrôle. Ce fameux Satoshi Nakamoto est-il un individu seul, un groupe d’individus, une équipe de la CIA, une équipe de hackers russes, un groupe d’anarchistes ? Le mystère reste entier.

Toujours est-il que début 2009, un groupe de personnes, dirigées par ce fameux Satoshi Nakamoto lance le Bitcoin, un projet fantaisiste, idéaliste, dont personne ne se doute de l’ampleur qu’il prendra quelques années plus tard.

Dans les vingts années précédant la création de Bitcoin, nombreuses furent les tentatives de créer une monnaie numérique qui ne serait contrôlée par aucune banque, mais toutes ont échouées, car elles ne parvenaient pas à résoudre simultanément deux problèmes majeurs : la double dépense et la décentralisation.

La double dépense est un principe de base du monde informatique : tout n’est que copie. Si j’envoie une photo à Paul, celui-ci va recevoir la photo, mais moi, je l’aurai toujours. Je ne lui ai envoyé en réalité qu’une copie de cette photo (une copie intégrale, certe, mais une copie tout de même).

Pour une photo, cela ne pose pas de problème, mais pour de l’argent… Si lorsque j’envoie 10 euros à ce même Paul, je possède toujours ces 10 euros, cela ne fonctionne pas. Il faut qu’il y ait un transfère.

La solution à ce problème est d’avoir un livre de comptes, aussi appelé registre. C’est ce que les banques utilisent pour toutes les transactions, à l’exception des espèces. Elles tiennent un registre, de manière centralisée. Elles se posent en tiers de confiance. Lorsque j’effectue un virement, toujours à ce même Paul, en réalité, j’envoie un message de manière crypté à ma banque, pour lui dire de modifier ce registre (qui n’est qu’un fichier informatique, semblable à un tableur excel), en enlevant 100 euros sur mon compte, et en les rajoutant sur le compte de Paul.

Le problème, c’est qu’il faut avoir confiance dans ce tiers. Et au moment de la création de Bitcoin, la crise financière liée aux sub-primes frappe le monde, et la confiance dans les banques n’est pas au rendez-vous. De plus en plus de personnes sont également révoltées du pouvoir grandissant que prennent les banques.

Avant la création du Bitcoin, beaucoup d’entités ont essayé de se poser en tiers de confiance, plus morale, plus vertueux, plus dignes de confiance que les banques. Mais la confiance d’une majorité d’utilisateurs est presque impossible à gagner, d’autant que ces entités, aussi vertueuses soient-elles, sont très facile à stopper, pour les gouvernements des pays dans lequel elles se trouvent, si leur projet commence à prendre une certaine ampleur. En effet, tous les gouvernements du monde aiment contrôler la monnaie, car cela leur confère un pouvoir énorme.

La révolution que propose Satoshi Nakamoto, c’est de décentraliser ce fameux registre. Tous les utilisateurs du réseau peuvent télécharger un petit logiciel, capable d’enregistrer une copie de ce registre sur son ordinateur. Chacun peut donc vérifier qu’il n’y a ni erreur ni fraude, que personne ne s’est attribué de l’argent venant de nul part, que personne ne dépense de l’argent qu’il n’a pas, etc…